Vacances du Têt – dernier jour – Hanoï

Pour le dernier jour, nous sommes retournés à Hanoï pour prendre le vol retour. Dans la journée nous avons vu (pour moi) le plus joli musée du Vietnam : le musée de la femme. Bon, c’est pas ce que j’imaginais, pas de femmes nues qui dansent pendant d’autres vous massent. Le musée est sur plusieurs étage et on découvre la société vietnamienne et son histoire par le biais de la femme. A ne pas manquer si on va à Hanoï (ça donne aussi un autre regard sur certaines femmes qu’on croise dans la rue).

Le problème de la culture, c’est que ça fatigue le cerveau, alors on a fait des pauses bières. Un peu de Hudda pour se rappeler Huê, un peu de Saigon parce qu’on est sur place, et surtout, on a goûté la Bia Hoi. Le bière du peuple, à 16.000 dongs (50 centimes) le verre. On boit ça assis sur du mobilier pour enfant en plastique. Tout le monde nous regardait parce qu’on était la seule table avec :
- des étrangers ;
- des femmes .
La bière a un gout unique et surprenant. On peut aussi dire sans trop s’engager qu’elle est dégueulasse.

Le midi, pour la première fois, on a fait un resto qu’on a pas aimé. Mais alors, pas aimé du tout. Pourtant c’était propre et joli. Mais vraiment, les goût de la nourriture était vraiment trop viet pour nous. Ça fait pourtant 6 mois qu’on vit ici, mais là, on aurait cru que tout était cuit avec des tripes (pas vidées). On a quasiment rien mangé.

Le soir, on s’est rattrapé dans un resto de rue, le Quan bún bò Nam Bộ, qui ne sert qu’un plat, excellent pour moins de 2€.

 

Pour finir, il a bien fallu rentrer :s

La bonne nouvelle, c’est qu’à l’aller, comme au retour, nous avons surclassé. Pour la première fois de notre vie, on eu droit à la première classe. Ça donne envie d’être riche ^^

Fin des vacances, aller faut reprendre le boulot.

 

Partager ce billet

Vacances du Têt – Halong

On ne pouvait pas venir au Vietnam sans visiter la baie d’Halong. Nous nous sommes rendus sur l’île de Cat Ba, au sud d’Halong. Cela permettait d’éviter la foule et d’avoir de meilleurs prix. Il faut avouer qu’on a passer 2 jours et une nuit dans un bateau, avec 3 personnes qui travaillaient pour nous, pour un budget accessible.

 

Prev
Next

 

Nous avions été prévenu que point de vue météo, c’était la pire période, mais nous n’avions pas trop le choix. Nous avons donc parcouru toute la baie, fait quelques sortie en kayak très sympa où on passe dans des grottes pour atterrir dans les lagons peuplés de singes, rencontrés (trop rapidement) quelques pêcheurs.

Image de prévisualisation YouTube

Nous avons aussi visité une grotte naturelle très jolie… et prouvant surtout qu’ici l’heure n’est pas encore à la conservation. On marchait sur les stalagmites, des abrutis (d’anglophones) avaient déjà fait des gravures sur les murs…

Pour finir notre séjour, nous sommes revenus sur l’île de Cat Ba pour visiter le parc naturel. Pas grand chose à voir, même pour moi qui peut m’émerveiller de quelques insectes, reptiles ou batraciens. Je me suis séparé du groupe, mon appareil en main (avec le 200mm qui pèse 2 kilos), en espérant voir quelques petits truc sympas, mais après 1h de marche sans rien voir, j’arrive dans une clairière. Et là… rien non plus, à part que les herbes étaient hautes et trempées. J’avais mi une heure pour venir ici et il fallait que je sois revenu au point de départ une demie heure plus tard. Alors j’ai plié mon appareil dans mon écharpe et ma veste, j’ai pris la GoPro et j’ai fait le trajet retour (plus ou moins) à la course.

Allez une petite vidéo pour bien voir… qu’il n’y a rien à voir :s

Image de prévisualisation YouTube

Vacances du têt – Hanoï jour 2

2ème jour : nous partons au temple Ngọc Sơn. Le temple n’est pas extraordinaire, mais cela vaut vraiment le coup pour voir les vietnamiens prier et faire des offrandes.

Prev
Next

Après nous déambulons dans les alentours du lac. On trouve des rues pittoresques, avec tout un tas de choses à vendre censées se manger comme… des crapauds. (cliquez pour agrandir)

Le midi on a surement fait le meilleur restaurant de notre périple : The gourmet corner. Tout était excellent. On a pu voir (et constater que c’est moche) Hanoï d’en haut.

L’après-midi on s’est encore baladé un peu puis nous sommes aller manger une spécialité le bánh cuốn. Pour ça j’ai amené tout le monde dans un resto de rue bondé. UN vrai resto viet, avec les déchets par terre et tout ^^ C’était une première pour tout le monde (sauf moi évidement). C’était très bon, surtout à 2€ le plat.

SONY DSC

 

Vacances du têt – Hanoï jour 1

Après un petit vol, nous atterrissons à Hanoï, et là ça ne fait plus aucun doute : c’est le NOOOOOOOOOOORD ! Je suis mort de froid, je passerais le reste de mon séjour à mettre un polaire, sur un tee-shirt, sur un tee-shirt manches longues, sur un autre tee-shirt. Malgré l’achat d’une écharpe, je vais manger un régiment de pastilles pour la gorge.

Autre refroidissement : la langue. A Huê on avait eu l’agréable surprise de croiser plein de gens qui parlaient français. Ils nous ont expliqué que le tourisme et des classes bilingues favorisent cela. Tout le monde ‘avait fait peur en me disant que l’accent de Huê était le pire de tout le Vietnam. Sauf que comme mon accent est horrible aussi, je n’ai jamais été aussi bien compris : un régal. A Hanoï par contre ce n’est pas la même musique : personne ne parle français (et pas des masses anglais) et ils sont très pointilleux sur les accents :s

Enfin, la chose qui réchauffe, ce sont les gens d’Hanoï. Les filles sont mignonnes et maquillées, les garçons roulent tous sans casque, les anciens portent encore le bérêt et fument des bongs toute la journée. On est loin de comment ils sont dépeints par les viets du Sud (froids, distants, polis…)

Le matin, nous sommes aller visiter l’ancienne prison de Hanoï, où les français retenaient les méchants viets.

SONY DSC

C’était évidemment horrible et donnait un peu honte d’être français.

SONY DSC

Ça nous a permit entre autre de savoir que la rue de l’hôtel à Huê, Võ Thị Sáu, était le nom d’une petite vietnamienne emprisonnée à 14 ans et abattu à 17.

 

Après un bon restau mais un peu trop froid (The Country side) on s’est baladé dans la ville où on a pu s’apercevoir que les telecoms de Hanoi valaient ceux de HCM :

SONY DSC

Nous avons essayé de nous rendre au musée de la femme, mais c’était fermé à cause du têt.

SONY DSC

Vacances du têt – Huê, dernier jour

Ce matin c’était grasse matinée jusqu’à au moins 8h00. Pour notre dernier jour on avait pas très envie de repartir visiter la citadelle, alors on a fait une journée “shopping”.
Enfin à Huê ça devient surtout une journée tailleur. Tout le monde se fait faire des habits sur mesure.

SONY DSC

Le midi on mange au carambole : excellent !

DSCN0138

 

L’après midi, on s’est promené dans les rues et on est rentré pour se préparer à l’hôtel. En passant je (re)demande à l’accueil où je peux acheter les jolis tableaux qu’on a dans la chambre. On me répond que c’est fermé à cause du têt, mais qu’ils peuvent me les vendre si je le souhaite. Je demande le prix : 120€ pièce pour un taille A4. Je dis à la fille en bon vietnamien “zé souis pa oun zambon”. On repart manger dans un petit resto viet pas loin des tailleurs et on fait le tour de ces derniers. Evidemment  on fait le tour une heure avant l’heure prévu, et évidement  il faut refaire les 3/4 de ce qui a été fait. Après avoir mangé, en attendant les derniers habits, on boit un café en terrasse et je repère une galerie d’art. Je m’approche et je m’aperçois que c’est celle du gars qui a fait les peintures de l’hôtel ! (rigolez pas, j’ai reconnu la signature). Je vois une magnifique étampe de grues qui fait 1 mètre de haut. Je demande le prix, par acquis de conscience : 600000 dongs. Des fois que mon viet soit défaillant, je lui demande si c’est bien 600K et oui, la grosse peinture est à 24€ ! Je ne me dégonfle pas et je lui dit que je la prend à 500K (20€) : Il accepte. Du coup je demande s’il en aurait pas une autre (pour ma coupine Nathalie), mais il me répond que ce sont des pièces uniques :s
Du coup je lui prend 3 peintures et il m’en offre 2 petites.

Allez pour faire pleurer Nathalie, les grues :

2013-02-18 07.49.02

Vacances du Têt – Jour 2 (Huê)

Ce matin réveil aux aurores car nous avons réservé un “tour” de la ville en bus et en bateau. C’est pile ce que je n’aime pas comme visite, mais comme on est pas là très longtemps, pas trop le choix.

On s’empile dans le bus et on apprend qu’on a pas 2 places enfants à moitié prix, mais un enfant qui ne paie pas. Ça ne change pas le prix, par contre ça veut dire qu’on aura une fille sur les genoux tout le long de la journée. On commence par le tour des tombes des rois, classées au patrimoine mondial de l’Unesco.

Pour commencer Minh Mạng , deuxième empereur de la Dynastie Nguyễn (maintenant vous savez pourquoi la moitié des viets s’appellent comme ça). Le tombeau est très grand et très joli, les statues sont superbes.

Prev
Next

 

Puis on a enchaîné avec le tombeau de Khải Định, qui est lui le 12ème empereur Nguyễn, mis en place par les français en 1916. C’est le plus beau de tous à mon gout. Il fait penser aux photos des temples du Cambodge. On retrouve de nombreuses svatiskas (croix gammées), un des plus vieux symbole religieux de l’humanité.

 

Pour finir la tournée des tombeau, nous avons fait Tự Đức, qui lui était un empereur de la dynastie…Nguyễn. Ce tombeau est un havre de paix, avec un grand lac.

 

 

Nous avions pris la formule “repas pour 2$ compris dans le tour”. Bon, ben on en a eu pour notre argent. Le restaurant est pourtant bien noté sur Trip Advisor, mais pour le prix, il fait de la m….e.

L’après-midi on repart pour la Citadelle, le lieu où vivaient les rois. C’est gigantesque, il aurait fallu 2 jours pour la visiter, et les filles commençaient à être sérieusement fatiguées de marcher. On est un peu resté sur notre faim. Par conte on a eu droit à un discours ridiculement propagandiste du guide. Allez 2 extraits pour rigoler :

“- Vous savez pourquoi les vietnamiens ont un drapeau rouge et jaune ? Le rouge pour le sang versé, et le jaune pour la couleur de la peau”. Ben voyons et la marmotte,  elle le met où le papier d’alu ?

Dans la rue, tous les 3 drapeaux viets, il y a un drapeau communiste.

drapeau Vietnamien

drapeau communiste

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

La seconde : “la guerre du Vietnam est la dernière guerre au monde”. Ça fera plaisir à tous les morts qu’il y a eu après.

 

Pour finir nos visite, nous sommes allés voir la pagode Thiên Mụ. Jolie place, à une taille presque humaine.

 

Pour rentrer nous avons pris un “bateau dragon” sur la rivière du parfum pour nous ramener.

SONY DSC

 

SONY DSCLe soir après une petite bia Huda (bière locale), nous allé manger dans un petit indien sympa.
2013-02-11 16.30.47 (Copier)

 

Les vacances du Tết (jour 1)

3h30 le réveil sonne, la levée du corps est difficile. 5h00 :  bonne surprise, nous sommes en 1ère classe (pour la première fois de notre vie). Le vol se passe bien, on a beau ne pas se complaire dans le luxe, avoir de la place pour allonger ses jambes et de quoi grignoter, c’est sympa.

7h10 nous arrivons à Huê, il fait froid, pas plus de 20°C. On prend un petit déj’ et on part se balader en ville. Sur le chemin on croise un magasin de vêtements (ouvert parce que c’est le têt, tout est fermé). On fait le plein de chemises, robes, cravates, etc.

SONY DSCOn continue un peu et on se fait accoster par un conducteur de pousse-pousse. ON lui montre qu’on est 6, et en 4s on est entourés par 3 de ses collègues. On prend place.

SONY DSCOn demande à aller au marché, il est à environ 2 km d’ici. Ils nous y emmènent pour 6 euros. C’est bien sympa.

En se baladant, j’ai enfin pu faire une photo d’une scène quotidienne : la maman qui poursuit son gamin pour lui donner à manger. Le petit est en costume de fête, la table devant le magasin, ce sont les offrandes pour le têt. Il y en a devant chaque pas de porte et ils font brûler de faux billets un peu partout.

SONY DSC

Après nous sommes allés manger (par dépit au bar qui est à côté du google Hotel). Ce n’était pas bon et un congélateur est tombé à quelques centimètres des filles.

L’après-midi : sieste. Le soir, on a été au Nina’s café (cliquez pour voir le lien)
Nina, jeune fille de 23 ans, est très sympa, comme le reste de sa famille qui travaille ici. Point de vue culinaire, ça ne vaut pas la note de Trip Advisor.

Fin du premier jour.

 

Découvertes gastronomiques

Je sais vous allez dire “mais tu ne sais parler que de trucs qui se mangent !”. Ben oui, en bon français, pas de découverte d’un pays sans découverte de sa gastronomie, et celle du Vietnam est riche est diversifiée, alors pourquoi se priver ?

Allez commençons par des escargots (de mer je crois) dits “Ốc Bươu hấp sả”, littéralement  des escargots à la vapeur et à la citronnelle. Bon franchement, c’est la même chose que nos bulots, mais en plus gros. C’est caoutchouteux et pas super goûteux à mon goût.

Ốc Bươu hấp sả

C’est Su (la manager de l’immeuble) qui m’a amené manger cela. Mais ça c’était pour finir soft, parce qu’avant elle m’a amené manger ça :

2013-01-21 21.15.42 (Copier)

13-vit lonVous vous dites “se la péter parce que tu as mangé un oeuf à la coque…”. Sauf que ce n’est pas un oeuf coque, c’est un “Hột vịt lộn”. Un oeuf de canne…couvé. Oui, oui, couvé, regardez de plus près le pitit caneton nager le dos crawlé :

2013-01-21 21.18.56 (Copier)Bon autant vous le dire, manger du chien à côté, c’est du petit lait. Là il faut avouer que ce n’est pas facile de franchir le cap, mais bon, j’ai fait ce que je fais le mieux : j’ai pas réfléchi et j’ai mis dans la bouche.

006 (Copier)Je n’ai pas trouvé ça vraiment bon, ni vraiment mauvais. J’en ai quand même mangé 2, parce qu’un cela aurait trop facile. Ce qu’on boit avec, c’est du jus de canne à sucre juste pressé (nước mía). Tous les 100m il y a quelqu’un qui en vend. Si ce n’est pas le cas, il y a toujours les marchands ambulants :

SONY DSC

 

On enchaîne par un petit plat que nous avait fait la première nounou des filles (qui nous a quitté pour s’occuper de sa mère :(
Il s’agit ‘un curry (cari với bún) avec de l’ananas et du bambou (comme dans beaucoup d’autres plats salés), c’était délicieux :
3 (pot-au-feu)

 

Pas très vietnamien, mais comme je travaillais avant dans un quartier japonais/coréen, je mangeais souvent japonais. Pour 4€ on mange frais et bon.

2012-12-11 12.37.05

Plus commun, pour changer un peu du phở on peut manger du vermicelle (bún). Derrière vous reconnaîtrez les fameux “nems”. Sauf que “nem” ou plutôt “nem rán”, c’est un mot du nord, donc ici si vous voulez manger des “nems” il faut demander “ chả giò”, dont la prononciation change déjà quand on remonte sur Quy Nhon. Donc ça c’est typiquement un plat du midi, il y en a à peu près pour 4€ avec le jus d’orange pressé.

4

 

Il existe autant de  chả giò que de choses qu’on peut mettre dedans, du poulet (au SH GARDEN) :

2012-11-04 12.47.18

 

…à la crevette (un délice) à Quy Nhon :

2012-12-18 21.27.28Puisqu’on est sur Quy Nhon, continuons. Comme Quy Nhon est au bord de la mer, on trouve de nombreux plats de la mer.
Commençons par une vrai tuerie : des coquilles saint-jaque, grillées avec des oignions, de l’ail et des cacahuètes (Sò điệp nướng mỡ hành). Je ne vous raconte même pas comme c’est bon, cela pourrait être considéré comme un acte de barbarie.

2

 

Alors, à mon goût et en France, les escargots ont le goût de la sauce (donc souvent beurre, ail et persil), alors que les bulots, eux, … c’est pareil, mais c’est pas  la même chose. Par contre au Vietnam il y a des escargot de mer qui sont vraiment bons ! il s’agit des Ốc Hương, de petits escargots jaune avec des ronds noirs. A ne pas manquer.

5

 

 

 

On continue avec les tapas de la mer les “Cầu gai”, comprenez oursins. On peut les manger crus ou cuits. C’est sympa mais souvent cher alors que si vous faites un peu snorkelling vous pouvez en ramener 20 en une demi-heure.

10-oursin

L’opulence. Evidement le choix, couplé à des prix très raisonnables donnent envie de tout goûter.

Là, on était 3, et on s’est un peu enflammé. C’était au restaurant “Cine”, fameux à Quy Nhon.
En vrac : au fond des chips de crevettes (bánh phồng tôm), des grosses crevettes au barbecue (Tôm nướng). A gauche, des huîtres cuites avec du fromage (ça doit être un truc du genre Hào nướng phô mai).  Mon petit plaisir le riz frit (cơm chiên). La bière c’est surement de la tiger.

8

 

Le restaurant le plus sympa que j’ai fait était sans conteste à Quy Nhon. Un petite resto, dédale de cabanes et de passerelles en bois, le tout sur pilotis, entourée de la mer et des cocotiers (cliquez pour agrandir).

Et maintenant regardez un peu la taille des moules (sò mai) ici !

12

 

Mais la spécialité de Quy Nhon n’est apparemment pas un produit de la mer, il s’agit d’une sorte d’agglomérat de vermicelle avec de la viande, sauce, feuilles diverses… Cela s’appelle “bánh hỏi cháo lòng”11

 

Hương et son mari m’ont amené dans une restaurant qui fait beaucoup de chèvre. En entrée, de la chèvre bouillie (thịt bê hấp), ça se mange froid sur des feuilles de je ne sais pas quoi, très astringentes. 6

Après on nous amène directement le barbecue sur la table, la chèvre semble marinée dans du lait ( nầm sữa nướng), c’est vraiment délicieux.7

 

Un plat que j’adore à Quy Nhon (mais partout où je l’ai mangé après,je l’ai trouvé fade), il s’agit du bò lá lốt : littéralement du boeuf  dans des feuilles de lốt.

9-bo-la-lot

 

Pour changer un peu, quelque chose qui se boit : Nước yến (“jus d’hirondelle”, mais en anglais c’est bird nest). Je ne sais pas de quel fruit cela vient, ce n’est pas mauvais.

2012-11-27 20.31.30

 

Pour finir, un petit plaisir de rue : les dames qui font les gaufres et les madeleines. Pour 2€ vous aurez un sachet de chaque.
2013-01-12 13.56.24Pour finir, merci à mes drôles de dames à moi (Cyril’s Angels) qui m’ont fait découvrir ou m’ont donné les noms viets :

65080_487043848014023_1561580798_n—————–Annie————————————–Su———————————Hương———– 

Karaté à la sauce bordelaise

Xavier Reiss, le prof d’un des 2 dojos FSK de karaté de Bordeaux, est venu passer quelques semaines au Vietnam avec son amie Vy. Ils ont fini leur périple par Saigon, on a donc pas résisté à l’envie de lui demander un entrainement. Nous avons donc eu un cours sur la contre attaque ce matin. Tout en sensation, timing et relâchement.

SONY DSC

 

Pour ceux qui ne comprennent pas pourquoi je parle de karaté dans un blog sur le Vietnam, je vous ré-explique l’importance d’un réseau pour trouver du travail à l’étranger :
- quand Coralie reçoit la réponse du lycée, nous avons 4 jours pour donner notre réponse, mais il me faut un travail ;
- après un jour de recherche de travail  (infructueux) et avoir contacté une quinzaine de boites par internet, j’écris à Gilles, mon prof de karaté, pour lui demander le contact de Raphaël (celui qui est tout à droite de la photo, le fondateur du dojo)
- Raphaël contacte ses amis pour expliquer qu’il me reste 3 jours pour trouver du travail
- le lendemain, Michael, celui qui est tout à gauche, le plus gradé du dojo, me propose un travail pour m’aider à venir.

Voilà comment le Karaté m’a permis de venir au Vietnam.

Phu Quoc

Pour Noël, impossible de trouver une cheminée. Alors à la place, nous sommes partis à Phu Quoc. (NB, si vous avez un jeune enfant avec vous, évitez de lire avec lui si vous voulez préserver la magie de ce moment)

Phu Quoc est une île au large du Cambodge (mais une île Viet quand même). On avait voulu réserver dans un resort qui avait l’air sympa, mais comme on s’y est pris trop tard, il était complet. Alors à la place, on a choisi le “Kim Hoa” (les vidéos sont en HD, changez la résolution en cliquant sur la molette après avoir lancé la lecture)

Image de prévisualisation YouTube

Mais bon on est pas encore là.

Jour 1 : Départ de l’appart à 6h30 . Le réveil n’est pas trop dur, vu que j’ai râté mon vol de Quy Nhon à Saigon et que j’ai du faire le chemin en train. Je lève donc la maison en arrivant.e vol se pose sans problème, les filles sont fan de l’avion. On se pose, on récupère les bagages et va prendre un taxi. Tiens, le Kim Hoa a mis en place une navette gratuite ! Cool, les vacances commencent bien. On arrive à l’accueil les gens sont sympas, le cadre est joli et nous donne nos clés. On monte au 2nd étage et là, c’est le drame. Ça pue le renfermé, les couvertures sont crades (enfin pas autant que le sol quand même), et pas de Wifi comme annoncé (vu mon travail, c’est pas vraiment une option le wifi :s). Pour enlever l’odeur on ouvre la fenêtre avec vu imprenable sur un mur. On  va jusqu’au cagibi qui sert à la fois de salle d’eau et de chiotte. Les concepteurs devaient faire des caravanes avant. Ils ont réussi à faire rentrer un lavabo, une douche et une cuvette de toilettes dans 2m² ! Ils sont ingénieux hein !? Non. Ils se sont surtout pas trop cassé le cul. La douche est entre le lavabo et les chiottes, à 20 cm de chaque. Enfin je dis 20cm, mais c’est au pif, vu qu’il n’y a ni porte, ni paroi, ni rideau de douche. Tiens d’ailleurs on remarque qu’il n’y a pas non plus de robinet, ça pas être simple pour se doucher :s
Ah si à 2m du sol, il y a un robinet sur un flexible… pas fixé, donc évidement impossible de l’ouvrir ou le fermer avec une main pleine de savon. Ceux qui me diront “t’as qu’à poser le pommeau de douche par terre et  mettre les 2 mains” n’ont pas tout considéré. D’abord, le flexible de douche ne fait pas 2 mètres, il va donc se balancer et nettoyer les chiottes, lavabo, etc. Selon la loi de Murphy, il y a en plus 86% de risques que le pommeau finisse par nettoyer aussi l’intérieur de la cuvette des chiottes qui, je vous le rappelle, est à 20cm de votre pied. Finalement les vacances vont être pourries je pense. On descend faire un tour, voir le seul avantage du resort : la plage est à 10 mètres de la piscine qui est à 10 mètres de l’hôtel. Coralie pratique la sophrologie pour ne dire ce qu’elle pense du logement à l’accueil. Ça ne marche pas, elle va à l’accueil leur dire ce qu’elle pense de leur carton à chaussure appartement. Le gars lui dit que 9$ de plus on peut aller dans un bungalow à 10 mètres de la mer qu’il lui fait visiter. Elle l’accepte. En effet, pour 9$ de plus pour 4, on a une douche, un toilette à plus d’un mètre de la douche et, luxe absolue : un logement propre (d’où on déduit que la propreté est indexée sur le prix du logement). Enfin, on ne reste pas la dessus, on sort pour chercher un resto. Pas très loin, on en trouve un sympa. L’après-midi c’est plage et piscine, enfin surtout pour les filles, parce que moi j’ai du boulot en pagaille).
Sur un site, j’ai vu que le meilleur restaurant de l’île est de l’autre côté de la dite île. Je pousse Coralie à se dépêcher, j’aimerai aller voir une chute d’eau sur le chemin. Coralie ne se presse jamais pas trop. J’appelle la compagnie de taxi, mais ils ne parlent pas un mot d’anglais, et moi, à peu près autant de viet. Après que la fille m’a raccroché au nez, je demande à la reception d’appeler à ma place. On part à 17h, ça va être chaud, la nuit tombe entre 17h30 et 18h00. On arrive à la cascade vers 17h15, c’est jouable. Par contre il faut payer pour aller la voir et il faut marcher un peu. Un peu combien ? Aucune idée. Alors on commence à marcher. Mais c’est très rocailleux alors rapidement j’ai Solveig sur le dos. Sous la forêt c’est déjà la pénombre, ça sent pas bon. J’accélère avec Solveig pour voir si la cascade est loin. Manifestement, elle est loin, je m’imagine en train d’étrangler le trou du gars de l’accueil qui m’a vendu 4 tickets avec 2 enfants en bas âge si tard. La forêt est animée ce qui ne rassure qu’à moitié les filles donc on fait demi-tour avant d’être complètement dans le noir. On repart vers le resto. On y arrive enfin, en effet, c’est très local, il n’y a qu’un couple qui s’avère être français, sinon que des viets. C’est du super extra frais, il y a des bac à 50cm de la mer où on choisit ce qu’on mange. On laisse tomber les hippocampes qui finissent manifestement dans une sorte de nuoc mam. On mange de grosses crevettes inconnues chez nous, du riz aux miettes de crabe et autres fruits de mer. J’ai négocié avec le taxi pour qu’il me donne sa carte. Finalement il reste manger sur place (ouf).
La nuit se passe bien. On a réalisé que les fenêtre ne fermaient pas, mais qu’ils ont arrangés le problème en mettant des barreaux comme dans une prison. Mais ça n’empêche pas le son de passer, et juste à côté du bungalow, ils sont en travaux. Pas les petits travaux, il refont entièrement toute une aile, celle qui est collée à notre bungalow.2012-12-24 12.01.32

Jour 2 : On part au petit déj. Après un bon café robusta froid et les 2 nouilles qui se battaient en duel, on est bien rasaziés, on prend un taxi pour aller tout au sud de l’île, où on a rendez avec 2 couples d’amis pour une sortie en mer. On prend un taxi qui nous amène jusqu’au port au sud de l’île. Mais un port, c’est grand. On attend nos amis dans un coin. Les gens s’arrêtent pour regarder les filles, les toucher et même embrasser Sélène sur la bouche (pendant que je faisais faire pipi à Solveig -_-). Après quelques craintes et mésententes, on se retrouve avec nos amis au bateau. C’est super sympa, il est grand et y’a des tables, comme ça je vais pouvoir travailler…

2012-12-23 13.52.42

 

Après une heure de travail bateau, on arrive dans une crique. C’est sympa et inattendu. Ils ont un endroit avec du sable pour filles et les enfants et des cailloux pour les grands nenfants qui veulent jouer aux poissons. Je m’aperçois que je n’ai pas chargé la GoPro et que j’ai oublié le chargeur. Bon, on verra bien combien de temps elle tient. La visibilité n’est pas top, beaucoup de corail mort, mais comme je ne fais pas souvent de snorkelling, je suis heureux. Et puis c’est la première que je vois le plus gros coquillage du monde : le bénitier.

Image de prévisualisation YouTube

 

A midi ils nous rappellent au bateau qui est resté environ à 200 mètres de la plage. On remorque les filles, ça sent bon à bord ! On passe à table, ils nous ont préparé des oursins !

2012-12-23 13.02.43

C’est très bon, après qu’on en a mangé 2 chacun ils nous informent que c’est en-sus, et que c’est 1$ l’oursin. Etant donné qu’il y a, à peu près, autant à manger que dans une moule, on la un peu en travers, surtout qu’avec Gilles, des oursins, on aurait pu en ramener une grosse vingtaine. On mange bien, et le bateau mets les voiles. Enfin il rallume le moteur. On va dans une autre crique. Je prend Sélène et je commence à l’amener à la plage. Ça devient très vite compliqué, le corail est à fleur d’eau, je n’ai pas de tuba donc du mal à respirer avec Solveig qui m’étrangle, mais je pense surtout à Coralie derrière avec Sélène, qui n’a pas de masque et découvrira certainement le corail avec les genoux :s  Je culpabilise une bonne dizaine de seconde avant de m’apercevoir qu’ici le corail est 100 fois plus beau que ce matin. Il est vivant, de toutes les couleurs, parsemé de poissons, de crabes et de coquillage. L’eau est limpide, on se croirait dans un film. Je pose Solveig sur la plage et repart avancer un peu Sélène. Je dis à Coralie qu’il faut absolument qu’elle voit ça, mais pour une raison qui m’échappe toujours, elle ne veut pas. Les 3 garçons (dont je fais partie) se régalent, c’est vraiment le paradis sous-marin (ce qui me fait regretter tout le temps un peu plus d’avoir cramé la GoPro ce matin). Le bateau nous rappelle, on fait comme les enfants qui ne veulent pas aller se coucher, mais on fini par céder. Le retour est aussi compliqué que l’aller, Solveig boit une tasse. On rentre au port, en passant devant de nombreux villages de pêcheurs.

2012-12-23 15.22.59 2012-12-24 10.34.39
Arrivés au port, on s’aperçoit qu’il n’y a de taxi nulle part. Un viet complètement nous tient la jambe pendant qu’une gentille viet appelle la compagnie, car il nous faut 2 taxis et on a aucune idée d’où on est. L’histoire dure 1h, où on en profite pour manger des galettes avec bananes très sympas. On fait un autre petit resto le soir où je mange mon premier bánh xèo. J’imaginais que ça aurait la taille d’un bánh bao, voire d’un Bánh mì (pain de mie, un sandwich quoi), mais en fait, c’est plus proche de la galette bretonne. 

Jour 3 (24 décembre) : Le lendemain, après une bonne heure de travail avant que les filles ne se lèvent, on part prendre un bon petit déjeuner. On revient au Bungalow. Coralie se prépare, je bosse. Donc personne ne surveille les filles. Donc personne ne surveille Solveig, la terreur. A une moment j’entend un “c’est quoi ça?”. Je lève les yeux, elle a trouvé la poche que le père avait planqué loin sous le lit. Je me jette sur la poche Hello Kitty, prétextant que les gens d’avant avaient du l’oublier. NB : la prochaine fois que le Père Noël n’a pas d’endroit pour cacher ses cadeaux, il fera ça dans une poche moche. Direction un ferme perlière. Il y en a plein là bas. Il ouvrent une huitre devant nous, incisent et en sortent un perle. Puis on fait le tour du magasin. Après avoir rapidement passé les perles parfaitement ronde montées sur or, on va au rayon : perles tordues sur argent. Pour le coup, ça ne coûte rien. Le prix, c’est la monture. On essaie des bracelets, quand ils sont trop courts, ils rajoutent autant de perles qu’il faut, pour le même prix.
2012-12-25 10.41.37On rentre au bungalow. Coralie a envie de traîner à la piscine et à la plage, mais moi, appâté par ce que j’ai vu la veille, je n’ai qu’une envie c’est de repartir dans le monde de Némo. Je demande à l’accueil où est-ce qu’il y a des cailloux sur l’île. Pas facile, ici c’est plutôt cocotiers et sable blanc.

2012-12-24 17.03.10

2012-12-25 13.11.53

 

Après discussion, il m’indique de passer la ferme perlière et que je finirai pas trouver une côte rocheuse. Je leur loue un scooter et je suis parti sur les pistes rouges qui sillonnent l’île. Je finis par trouver les rochers, mais ça ne semble pas facile de s’arrêter, alors je continue. J’essaie tous les petits chemins, qui pourraient aller vers la mer, sans succès. Je comprend pourquoi y’a du cailloux en montant la montagne. Comme on est sur une ile, je fini par arriver à l’autre bout. Là c’est cool : il y a des cailloux facile d’accès. Mais il y a un hic, c’est un village, des gens partout, et pas un café pour garer la mobylette. Trop peur de me la faire tirer, je fais demi-tour. Cette fois je me dis que tant qu’à ne pas me baigner autant aller faire une tour dans la jungle. Donc je m’enfonce dans la jungle. Tous les locaux qui me croisent pensent que je me suis perdu (tout ça parce que je suis avec un scooter de ville ne pleine jungle). Finalement je fais demi-tour. Je repasse devant les premiers cailloux que j’avais vu. Je tente le coup, je vais jusqu’au bord de la plage pour avoir un oeil sur la mobylette (comme si je pouvais courser quelqu’un avec des palmes) et je me jette à l’eau. Enfin je marche dans l’eau parce qu’on y voit rien, beaucoup de ressac. Je me dis que s’y je m’éloigne du bord, ça ira mieux, alors, comme un âne que je suis, je plonge… et j’arrête ma tête à 10 cm d’un rocher. La visibilité est vraiment nulle, je réalise que c’est peut être un poil dangereux tout seul ici, alors je range mes palmes et mon masque et je rentre au Bungalow. Le soir on retrouve nos amis pour le réveillon dans le premier resto où on avait mangé. Je retrouve la serveuse super sympa qui s’avère être une des seules à avoir un cerveau (non non, vous allez voir que je n’exagère pas) et une conscience professionnelle. La voici :

2012-12-24 22.49.27

 

Comme des enfants risque de regarder le blog, j’ai fait une photo du côté habillé de la robe. Faute de père-noël, les lutins sont mignonnes. En parlant de lutins, les enfants ont droit aussi au chapal.

On arrive à 19h, et à 19h05 on fait notre première erreur. Une erreur de débutant au Vietnam. Quand on commande au Vietnam, il faut faire une commande différente par étape du repas. Ce n’est pas important, c’est vital si vous ne voulez pas commencer votre repas avec un café et le finir avec des cacahuètes. On fait l’erreur, on commande d’un coup l’apéro ET le repas. Après 14 demandes pour avoir l’apéro avant la fin du premier plat, on laisse tomber (faut dire qu’on a pas le choix, ils nous servent la suite alors qu’on a pas fini l’entrée). En entrée on a été quelques uns à prendre du foie gras. Finalement ils nous amènent de la mousse de foie. Le repas est rigolo, on boit l’apéro sur le plat principal, bref on se croirait aux fêtes de Villenave. Sur la scène il y a un groupe de musique qui anime. Ça amuse les filles qui dansent. Et là, je ne sais pas ce qu’il leur passe par la tête, mais on a tellement rigolé (après avoir eu peur pour nos enfants) qu’on a fait des photos :

2012-12-24 21.41.49

Non la photo n’est pas ratée. C’est ce qui se passe quand on lance des cotillons et serpentins dans les fils électriques qui alimentent le quartier (je suis même prêt à parier que c’est l’île qui a été dans le noir avec leur connerie). On finit la fête avec le générateur et les électriciens qui enlèvent les bouts de cotillons dans les fils.

Jour 4 (Noël) : Le papa noël est passé dans la nuit (Vu la mère Noël pionçait). Les filles n’ont eu qu’un petit poney chacune parce que la hotte du père noël était pleine. Sélène est un peu déçu de ne pas avoir plus de cadeau, ce qui nous renforce dans notre conviction que les enfants ont trop de cadeaux à Noël et qu’ils sont mal habitués. On va à l’accueil, et on parle avec les énièmes touristes pas contents du resorts (à eux on leur a dit que la mobylette était louée à la journée, et à leur retour on leur a dit que c’était pas tranche de 8h en fait), avant d’aller manger un bout. Pour ce midi on a choisit un resto Indien. On commence l’apéro, les nans arrivent et je les découpe pour les filles. Alors que j’en découpe un, un énorme cafard sors de la corbeille. J’attrappe la corbeille et la pose par terre avec le nan, pour éviter que le cafard ne se balade sur la table. C’est là qu’on sent bien que Coralie a beaucoup évolué. En France, elle se serait évanouie et à son réveil elle aurait tué le restaurateur. Là, on l’a dit au restaurateur et on lui demandait une nouvelle nan, pas farcie au cafard. On va à l’aéroport, à 13 dans une navette 11 places.

Arrivés à l’appartement, le Père Noël avait finalement déposé 2 petits jouets de plus, les filles sont contentes. Pour résumé, Phu Quoc, c’est très joli, et cela permet de faire plaisir à ceux qui aiment le sable blanc et les cocotiers, et à ceux qui veulent faire du snorkelling, ce qui est rare. C’est sympa parce que c’est encore sauvage, mais l’évolution est exponentielle et on voit déjà des gîtes tous identiques pousser comme des champignons, dans 5 ans, ce sera Saint Tropez.