That’s all folks

Je reviens enfin sur le blog. Nous ne sommes plus au Vietnam. Nous sommes revenus à Villenave, notre petit village niché au creux de la forêt landaise. J’ai evidemment adoré cette aventure (comme vous avez pu le lire), ma seule déception fût qu’elle ne soit pas plus longue. Mais j’ai encore de nombreux amis au Vietnam, et je compte bien y retourner. C’est Coralie qui a voulu rentrer. Le passage de 250 habitants à 15 millions a été un peu rude pour elle ^^ Nous avons troqué les Banh Bao pour du foie gras, le Tra Da pour du Tariquet et le tee shirt pour de gros manteaux.
Coralie est redevenue la maîtresse du village, et elle s’éclate dans sa petite école.
Sélène est au CP, elle sait déjà lire, continue à regarder tous ses dessins animés en anglais et nous parle souvent dans la langue de Shakespeare.
Solveig continue à courir partout et elle est devenue la plus bavarde de la famille.
Quand à moi, je suis revenu travailler à la Réserve d’Arjuzanx où je travaillais avant de partir. Conjointement, je lance ma petite boutique où on trouve des produits d’ici, et de là-bas, de Villenave et de Saigon.
Mes soirées avec JM et Kevin me manquent. La cuisine viet me manque. Les Vietnamiens et leur bonne humeur me manquent. Le Vietnam me manque. Heureusement, il y a quelque chose qui n’a pas bougé ici. Nos amis et nos familles sont là.

Qui sait où nous irons la prochaine fois avec le petit. Ah oui, parce que je ne vous ai pas dit, un petit frère arrive en Avril ;)

ma nouvelle aventure :

Merci de nous avoir suivi, je remanierai le site pour aider les nouveaux arrivants quand j’aurais un peu de temps.

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J’irai dormir à Quy Nhơn, jour 3

Après une bonne nuit douillette sur le sol, on commence la journée en allant prendre notre petit déjeuner à 5 minutes de la ferme. Pas de gaz, pas d’électricité, (pas d’hygiène), tout au feu de bois : L_DSC00224     On rentre et j’en profite pour aller faire une balade entomo (non, pas en moto). Hung et ses neveux (ou cousins, c’est un peu compliqué) me suivent.

Sur le chemin, les gamins s’arrêtent souvent pour picorer un fruit rouge. Jr demandr à Hung ce que c’est : du Quả chim chim. J’en goûte au passage. Pas de quoi se relever la nuit, mais ça me rappelle quand mon père me faisait manger des ravenelles en allant à la pêche.

L_Quả chim chim

Pour se remettre de nos émotions, la famille de Hung nous a préparé un bon repas avec plein de trucs qui commencent par “Bánh” :

Après ce festin, retrouve Yến et on se rend chez un de ses amis. Ce dernier monte au cocotier et nous offre une dégustation. Les poulets font la curée.

Après ce rafraîchissement, on part tous direction Hang pagoda. C’est une pagode en construction, utilisée par les moines, pas pour les touristes. On y croise beaucoup de jeune moine, tête rasée avec une mèche de 30 centimètres (désolé, pas de photo). Après une bonne grimpette, on a un point de vue imprenable, et un accès à la jungle avec des lianes comme dans les films :)

 

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Sur le chemin du retour, on s’arrête manger un  Bánh canh. C’est trop bon.
Bánh canh

On reprend la route, la nuit tombe à toute vitesse, comme d’habitude. Yến me demande si je veux manger du Bánh xèo. Je ne dis jamais non.
Finalement, les jeunes semblent avoir changé d’avis. On s’arrête chez une dame et ils commencent à papoter avec elle. Et là je comprend qu’en fait, ils n’ont pas changé d’avis. En 2 minutes la dame nous sort une table, 4 chaises, elle prépare son barbecue et voilà, v’est devenu un resto.

Les bánh xèo (sorte de crêpe bretonne, mais pas bretonne) sont excellents.

 

Le ventre bien plein, on rentre se coucher. Demain est le dernier jour.

Aléas technique

Bon, cela se confirme, je suis un geek, pas un informaticien…
J’ai voulu utiliser pour notre blog une extension qui fait défiler les photos en diaporama.
Sauf que suite à la dernière mise à jour, tous les diaporamas ont disparus. J’essaie de voir si j’ai un moyen de les retrouver, mais je suis plutôt pessimiste.

Je suis désolé, je n’aurai surement pas le temps de les refaire. Pour palier cela à l’avenir, je fais maintenant des galeries toutes simples, moins jolies, mais plus stables car natives.

Désolé du désagrément.

 

Cyril

J’irai dormir à Quy Nhơn – Jour 2

Après une bonne nuit passée sur un matelas de briquettes en bois posées à même le sol, je suis un peu courbatu mais en pleine forme.

DSC09945 [vignette800x600]Hung range notre lit

Je m’en vais faire mon pipi aux toilettes, contre un arbre quoi.  Je commence à m’inquiéter de ce que je ferais quand viendra l’heure de la grosse commission.

Je fais le tour de la ferme des Parents de Hung. Ferme de polyculture toute mignonne.

 

Pour l’eau, il n’y a qu’à se servir

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Après nous sommes allé chez “les filles”, dans la maison des parents de Yến. Après une partie de jungle speed improvisée, nous avons fait la fameuse séance photo, incontournable.

 

Après nous sommes allés dans la famille de Yến, à la maison paternelle. Là ils faisaient une sorte de fête commémorative pour le grand père décédé quelques années auparavant.
J’ai découvert plein de nouveaux plats et… comment les viets s’atomisent la tête. Nous, on cherche toujours des excuses genre des jeux à boire, des chansons, on trinques, etc. Au Viet Nam, c’est plus pragmatique, plus expéditif. Chaque garçon a un verre à shoot. On remplit les verres de Vodka, quelqu’un se lève et trinque avec tout le monde, et hop, cul sec. On rigole 1 minute, pendant qu’on reremplit les verres, le voisin de celui qui s’était levé se lève à sont tour, trinque avec tout le monde, etc. Quand on a eu finit la seconde bouteille de Vodka, que la moitié des gars étaient rouges comme des crabes trop cuits et que je n’arrivais même plus à aligner 2 mots d’anglais avec mes voisinnes, je compris que le jeu était sans fin, et qu’a ce rythme mon après-midi se limiterait à cuver. J’ai donc jeté les baguettes (plus d’éponge) et j’ai dit à Yến “Aïe wannna quit, coz IAM euh bite drunke naow, inde aïe meuh eufrède tout slip”.

 

Avant que ma sieste digestive ne commence, on rep.rend la route, sous 40° (et je ne parle pas que de la température là). Direction Ông Núi Pagoda. La route est agréable, je vous offre 3 minutes de Beck dans la campagne Vietnamienne

 

Image de prévisualisation YouTube

C’est une jolie pagode, il n’y a pas grand monde (peut êtr.e parce qu’il faut grimper 20 minutes). On commence à être loin de Quy Nhơn où déjà les étrangers ne sont pas nombreux. J’ai l’impression d’être au Zoo, sauf que c’est moi le panda. Tous les viets que je croisent se font prendre en photo à côté de moi.

 

 

Ce que j’aime à Quy Nhơn c’est qu’on est à 1 minute de la plage et 10 minutes de la montagne. Là c’est le contraire ^^
Alors direction la plage de Cát Tiến. Plage 100% viet. Yến m’a piqué mon appareil photo et s’amuse bien avec… Les jeunes se rassemblent pour qu’elle les prenne en photo.

 

Juste au dessus de la plage, on peut se rendre à pieds à Tượng đài chiến thắng Núi Bà, un des nombreux monuments commémorant les victoires Vietnamiennes sur les oppresseurs français et américains.

 

 

Le soir, sur le chemin du retour, on s’arrête dans un resto de fruits de mer.

 

Allez hop, on déroule le lit, on met la moustiquaire et on repose les yeux ;)

J’irai dormir chez vous : Quy Nhơn

Je vais souvent à Quy Nhơn pour le travail, mais comme les journées sont bien occupées, je n’ai pas vu grand chose du village et de ses alentours. En fait, à part les restos et les sorties nocturnes, je connais rien Quy Nhơn. Je n’ai jamais été dans les montagnes vietnamiennes non plus, alors quand j’ai rencontré Yến, j’ai craqué. Elle m’a dit que son village métait dans les montagnes, que c’était le même que celui de Hung, alors je lui ai demandé si on pouvait aller y faire une tour. J’ai profité de 5 jours “of” de suite au Việt Nam pour organiser ça. Seulement voilà, 5 jours de vacances au Việt Nam, ça n’arrive pas tous les jours, alors plus de place dans l’avion, ni l’aller, ni au retour :s J’ai réglé le problème de l’aller… en repoussant mon départ d’un jour. Pour le retour, j’ai réservé un train de nuit. Me voilà donc arrivé à Quy Nhơn. Je vais jusqu’à l’hôtel où travaille Vẽ et je lui laisse mon gros sac. J’ai réservé une moto (à 4€/jour, faut pas se priver) et je commence à aller voir une place que je trouvais sympa à chaque fois que je passais devant. Je ne suis parti qu’avec 2 objectifs (photo), mon grand angle et mon 200mm (x1.4). Séance nature d’abord avec quelques buffles, et des oiseaux qui ressemblent à nos avocettes, aigrettes garzettes, grandes aigrettes…

 

Après ça, un petit tour en “ville”. Ça fait toujours bizarre de dire ça. Venant de la campagne landaise, au-dessus de 4000 habitants, c’est une ville. Donc là avec 300.000 habitants, c’est une mégalopole… Je ne sais pas si c’est le fait d’arriver de la fourmilière saigonaise (et ses 10 millions de fourmis) ou si c’est l’agencement de la ville, mais Quy Nhơn a vraiment un air de campagne. Campagne de bord de mer, au pied des montagnes. Mon petit paradis quoi.

 

Dans les rues, on trouve de nombreux étals où sèches de petites crevettes. Je suppose que cela donner cette sauce horrible qui accompagne beaucoup de légumes et de viandes froides : le mắm tôm. mắm tôm [vignette800x600]   Avant d’aller dans un petit resto de fruits de mer de rue, je me suis arrêté sur une place où j’ai toujours vu des tas de jeune y passer leur soirée. J’ai demandé le nom, Hung m’a dit : Tượng đài chiến thắng .  Bon alors que je crois que je vais continuer à l’appeler “la place en face su Saigon-Quy Nhơn Hotel”. Tượng đài chiến thắng [vignette800x600]

 

 

Après mon petit tour en solo, on se retrouve, avec Vẽ et Yến pour prendre le bus, direction le village de Cát Hanh.

Avant cela, je visite leur appartement. Enfin leur chambre. La chambre universitaire de Coralie et ses 9m² étaient un palace comparé à là où elles vivent. Leur lit (planches de bois) prend la moitié de la chambre. Si je vivais là dedans, ce serait vite le bordel, mais là ce sont 2 filles ordonnées. Alors c’est propre, rangé et ça sent bon :)

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photo prise au grand angle, dos contre le mur

Le bus est comme une boite de sardine : pas cher, aussi remplit, aussi confortable.

 

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On retrouve Hung sur place. C’est chez lui que je dormirai pour les jours avenirs. On se rend chez lui. Je suis super content, c’est la première fois que je rentre vraiment chez des Viets. La maison fait environ 60m², très ouverte. Il y a  peu de mobilier. Les parents de Hung sont adorables.

le “salon” en images :

 

La mère de Hung a fait des gâteaux que je n’avait pas encore goûté, des Bánh in

Bánh in [vignette800x600]

 

Pour finir la journée, passage par le rituel Karaoké. Mes amis veulent que je chante, la seule chanson en anglais et “we wish you a mery christmas”. Me voilà donc en train de chanter un chant de noël, au mois d’avril, par 38°.

 

Les choses “sérieuses” commencent demain :)

Le dernier truc dégueu

Je sais qu’il faut que j’arrête de manger des trucs dégoûtants  Après tout le monde va croire qu’on ne mange pas bien au Vietnam, alors que franchement, c’est le top. Mais que voulez vous, quand Su m’envoie une vidéo comme celle-ci en me disant : “ça te dit de manger ça ce soir ?”

Comment résister ?

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Je n’ai pas assisté à la préparation (y’en a qui bossent), mais Su à amené des tapas viets sur le toit. Il y avait une omelette (à gauche)avec une feuille qui pue qu’apparemment de nombreux viets ne peuvent pas manger. Je suis un peu étonné, car soit, ça ne sent pas la rose, mais comparé au Durian…

Au milieu la fameuse mixture de vers, avec quelques uns entiers, pour donner un peu de consistance.

Au fond, un plat avec lequel Su essayait de me mettre au défi… du boudin. Le goût est un peu spécial, mais ça reste du boudin. Je lui expliqué qu’il y avait de fortes chances que cela vienne de France.

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Allez, je vous promets je ne mets plus de truc dégoûtant (enfin, si Su ne m’invite pas à manger du rat ou serpent)

La saison des pluies

Quand on est arrivés, on a eu droit à la saison des pluies. Elle est de retour. La saison des pluies n’est pas vraiment comme je l’imaginais. En effet, l’eau tombe à torrent (et ce n’est pas qu’une expression), parfois accompagnée de fortes rafales de vent et d’éclairs. Mais ce ne sont pas des pluies diluviennes qui tombent toute la journée. Le plus souvent il fait beau le matin, grosse pluie vers 1 heure, un peu de beau temps, et re grosse pluie à l’heure de la débauche…

Et justement, hier, à l’heure de la débauche, il pleuvait. Alors je suis resté un peu plus longtemps au bureau. Comme il continuait à pleuvoir, j’ai continué à rester… J’ai joué à ça une bonne demi-heure.

Malheureusement il y avait quelque chose que j’avais mal calculé… Le plus important, ce n’est pas l’eau qui tombe, c’est l’eau qui s’accumule. Je suis donc parti armé de ma combinaison, pestant après tous les taxis qui me douchaient en me croisant, roulant lentement dans des flaques de 20cm d’eau qui cachent les trous de la route, etc. Jusqu’ici tout allait bien. Je prend le (futur ex) petit raccourci habituel par Quốc Hương, là plus j’avance, et plus la moto s’enfonce. Mais vous savez comment sont les gens optimistes, on pense toujours “boh, ça va finir par remonter ! Et puis s’il y a des viets qui s’engagent, ils savent ce qu’ils font”. Rien qu’en écrivant la seconde phrase, je sens bien qu’elle est idiote. Oui les Viets savent ce qu’ils font, et ils en ont rien à taper de noyer leur moto. Quand elle s’arrêtera, ils pousseront, c’est pas plus compliqué que ça.

J’avance, la rue continuer à descendre, et donc l’eau, à monter. Finalement 50m devant moi je vois un taxi qui avance, faisant une vague de 10cm qui noie toutes les motos. Prenant mon courage à 2 mains… je monte sur le premier perron que je trouve. Le taxi continue sa route noyant le reste des motos qui n’avaient pas fait comme moi. Je reste là 5 minutes à regarder les taxis passer et noyer les motos. Je me dis, que c’est sur, je vais y passer. Quand les motos passent, il n’y a que la vitesse qui n’empêche l’eau de rentrer dans le pot, un demi-tour est donc exclu. La propriétaire du perron sort pour me dire qu’il va falloir que je me jette à l’eau. Je fais une petite vidéo, je me dis que comme ça au moins, si je pousse la moto pendant 30 minutes, j’aurais un truc à vous montrer.

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Je démarre la moto, et j’attend qu’il n’y ait plus de taxi en vue. Je me lance en 2nde. Je roule le plus vite que le peut la moto dans 40cm d’eau, en priant pour que je ne croise pas un taxi ou un trou dans la route, voire pire… que la rue ne remonte jamais.

Comme finalement il n’y a de la chance que pour les canailles, je m’en tire bien et je rentre jusqu’à l’appartement… L’avantage, c’est qu’ici, quand il pleut, il fait toujours plus de 26°C ^^

Rec Rec

Je pense que c’est le son que font les grillons ou les criquets ici.

Comme d’habitude, quand il y a des trucs dégoûtants à manger, Su est dans le coup. Ce soir là elle m’a dit qu’elle avait trouvé un restaurant qui devrait me plaire… ou pas.
On se rend donc au Rec Rec, et rien que l’affiche fait peur.

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Su prépare la commande…

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On commence par une petite fricassée de lézards…

… 2 types de lézards, cuisinés de 2 façons différentes. C’est très fin, ça se mange sans faim.

Arrive LE gros morceaux. Le truc le plus rebutant que j’ai jamais mangé : une reine fourmi.
Ca ressemble à un gros vers blanc, le cerveau crie que là, ça va pas être possible.

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J’avale la première, roulé dans une omelette. C’est décevant. Le gout et la texture de l’omelette fait qu’on ne s’aperçoit pas vraiment de ce qu’on est en train de manger. Heureusement pour moi, Su n’a pas le courage de manger la sienne. Du coup je la mange sans l’omelette, comme ça, direct dans la bouche (manque de bol, la vidéo n’a pas fonctionné). Là ça change tout. La consistance n’est pas à ce à quoi je m’attendais (un truc visqueux) : c’est entre de la mousse et du champignon. J’ai l’impression de manger de la vesse de loup (pour ceux qui connaissent).

Le goût ne me laisse pas un souvenir impérissable.

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oui… Su est atteinte de VVS (for the ones who don’t know what is VVS –> http://www.youtube.com/watch?v=Bt9zSfinwFA)

Après ça nous avons mangé des langues de canard confites. C’est très bon.

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On a finit avec du tofu… à tremper dans la sauce Mắm tôm. Cette sauce rose qui avait déjà réussi à me dégoutter plus que le chien qu’elle était censé accompagner est d’une puanteur atroce. C’est de la marinade de vieille crevette séchée, et ça pique les yeux. Le goût est à la hauteur de l’odeur. C’est ce que j’aurai mangé de plus mauvais dans la soirée.

En tout cas merci à Su qui m’a déjà promis que la prochaine fois, on mangerait des vers :)

Sortie sur le pont

J’ai dit à mon copain Thierry que je connaissais un endroit qui avait l’air chouette pour prendre des photos de Saigon de nuit. C’est un pont plein d’amoureux d’où on voit bien la ville, toujours très lumineuse et colorée. A l’asiatique quoi.

On part donc à 2 sur la mobylette avec nos 2 appareils, les 2 trépieds et tout plein de trucs inutiles que les photographes en herbe aiment bien avoir. On gare la mobylette et on commence à s’installer. On créé rapidement un attroupement de jeune venus voir ce qu’on faisait. Au début ça fait un peu peur car ils sont très proche et le matériel est très cher ^^ Mais comme d’hab, les Viêts sont sympas, tout se passe bien.

SONY DSC

On passe un long moment à échanger sur nos réglages entre temps de pose, ISO, ouverture… Tout ça pour à la fin choisir la photo qui nous plait le plus.

Voilà la mienne (cliquez dessus pour la voir un poil plus grand):

ISO-200 -- F/9 -- 25s

Saigon de nuit —ISO-200 — F/9 — 25s

Après ça je m’essai à prendre des photos du pont et de ceux qui y sont ou qui y passent. Encore une fois, le résultat n’est pas top, mais l’exercice est sympa et ludique.

SONY DSCArrive enfin ce que j’attendais : une jolie fille qui vienne me faire un sujet de premier plan. Encore une fois je m’amuse bien pendant 2 photos pour trouver un réglage qui réduise le temps de pose (1s) pour la fille ne soit pas flou, mais que ce soit suffisamment éclairé et tout…

SONY DSC

Alors que je m’apprête à prendre la 3ème photo, la fille par en trombe sur sa mobylette, l’allume et part.
Je ne comprend pas bien, j’imagine qu’elle a du oublié un nem sur feu ou truc du genre. Mais à bien y regarder en fait c’est tout le pont qui est train de se vider à toute vitesse. J’ai toujours du mal à réaliser ce qui se passe quand je vois une moto qui, à l’inverse du mouvement des autres, se gare. Ce sont des policiers, en 2 temps, 3 mouvements, ils sont descendus et ont arrêté un couple pendant que le pont continue à se vider.

Je ne sais pas trop ce qui interdit  mais je réalise :
1. Que je n’ai pas d’argent
2. Que je n’ai pas de téléphone
3. Que je n’ai pas de papiers
4. Que Thierry est dans la même situation que moi

Je garde le flegme qui me caractérise et dit à Thierry “Bordel de Dieu, il faut dégager vite fait, y’a des flics et j’ai pas l’impression qu’on ait le droit d’être là”

On plie aussi vite qu’on peut, sauf que ranger tout ça, ça ne se fait pas en 1 minute :s
Mais finalement on part 1 minute après, avec les pieds dépliés (ceux des appareils, pas les nôtres).

Au final il s’avère que c’est de se garer sur un pont qui est interdit. En tout cas c’était une sortie sympa dont on se souviendra ^^

Karaoké

L’autre soir après une journée harassante à Quy Nhon (non j’exagère pas là), je suis allé manger  au resto de l’hôtel. La nourriture y est toujours aussi bonne, leurs calamars au bbq, un délice. Mais tout seul, c’est pas folichon. Je rentrais donc pour dormir à 21h00, quand j’ai rencontré à la réception de l’hôtel… la réceptionniste. Ça à l’air bête mais elle avait quelque chose de très spécial… c’était la seule personne qui parlait anglais à 2km à la ronde.
Voyant en elle une occasion de peut être  perdre une demi-heure de sommeil, je lui ai demandé si elle voulait prendre une glace avec moi (sachant que le glacier est à 3m de la réception). Bon évidement, fallait pas rêver, comme il fallait s’y attendre, elle m’a fait un grand sourire et m’a dit… oui.

Alors je suis allé chez le glacier et j’ai choisi mon parfum comme d’habitude. Grace à Annie (ma prof) je suis capable  lire tous les parfums de glace en viêt (question de survie), mais là, y’avait un truc que je ne connaissais pas. Ca s’appelait “Sầu Riêng”, et en effet, ça ne me disait rieng. Alors j’ai pris ça pour moi. Pour la demoiselle, j’ai été très original, je me suis dit que le goût des filles pour le chocolat devait être international. Au final  ”Sầu Riêng”, c’est de la glace au Durian. Non mais allo. Les viêts ils ont un fruit qui a gout de vieille chaussette et ils en font une glace. Allo !
J’ai mangé une cuillère.

On a parlé une bonne demi-heure, c’était bien sympa (plus que de dormir avec les poules toujours). La demoiselle s’appelait Vê. C’est plus facile à dire et à retenir que les 3/4 des prénoms viets, impeccable.

2 soirs après, c’était un soir où elle travaillait de matin (suivez un peu). Du coup je lui ai demandé si elle connaissait un resto  pour qu’on aille manger. On est parti au resto avec une de ses copines, Yen (les filles, ça va au resto au Vietnam, comme aux toilettes en France : par 2). On a bien mangé (de toute façon à Quy Nhon, si on aime les fruits de de mer, on ne peut QUE bien manger) et puis la soirée s’est terminée…à 21h30. Bon j’ai dit “pas possible d’aller se coucher maintenant, trouvez un autre truc à faire”, alors elles ont proposé le Karaoké.

Je sais pas vous, mais pour moi le karaoké c’est un truc avec 100 personnes dans une salle qui écoutent un gars qui chante du Francis Lalanne, encore plus mal que l’original.
Nous sommes donc allés à l’entrée du karaoké et on nous a montré une petite porte numéroté.

En fait ici, les karaoké sont privatifs ! De petites salles où on peut s’installer à une quinzaine max et où on chante entre amis (j’ose pas imaginer le carnage qu’on ferait ici avec la troupe de Villenave), pendant que la serveuse vous apporte les boissons.

Donc on a commencé à chanter, enfin Vê et Yen ont commencé à chanter. Non pas que je n’aurais pas pu, mais j’avais une extinction de voix. Franchement si j’avais voulu, j’aurais pu. De toute façon, toutes les chansons viêts parlent de la même chose : d’Amour (avec un grand A, comme” Ah putain que c’est gnan-gnan”). En gros vous pouvez chanter toutes les chansons Viêts en connaissant 3 mots : “anh” (le gars), “em” (la fille) et “yêu” (aimer, qui ne se conjugue pas). Vous mélangez le tout et c’est bon.

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Yen & Vê

Après nous ont rejoint Lee Hung (c’est un prénom de gars) et un autre garçon. On a franchement passé une bonne soirée (bien que courte pour cause de panne de courant).

Lee Hung, Yen, Cyril & Vê

Lee Hung, Yen, Cyril & Vê

La plus grosse différence entre un karaoké français et un karoké viêt, ce n’est pas la salle, c’est que les Viêts chantent juste et bien. Pourquoi ? Ceux qui sont déjà allé au Viêt Nam vous le diront : “les Viêts chantent tout le temps, sans honte”. Il n’est pas rare de voir des Viêts chanter seuls face au karaoké, les Viêts adorent chanter.

Une dernière particularité viet ? Les filles sur les photos sont souvent collées et font des “V” avec les doigts. Personnellement je ne trouve pas ça désagréable (aille, Coralie vient de me frapper).

Vê & Cyril

Vê & Cyril