Quy Nhon (part2)

Mardi matin, je suis parti à Quy Nhon (plus au Nord). Départ de chez moi 4h30 du mat’, je ne veux surtout pas être en retard. J’arrive avec une heure d’avance à l’aéroport. Tout se passe bien, j’embarque, on décolle, le soleil se lève sur Saigon, et comme disait Coluche “c’est beau”.

Après une petite heure de vol, on atterrit.Je sors de l’aéroport, la vue est toujours aussi sympa je trouve.

Je prends la navette pour aller jusqu’en ville. Comme d’hab, la clim est trop forte, je me pèle. En plus y’a un concert qui passe en dolby surrond extra power dans le bus d’une chanteuse asiatique. La musique asiatique qu’on entend sur toutes radios, c’est à 95% des ballades. Du Céline Dion avec les yeux bridés. Arrivé en ville, je prends un taxi pour m ‘amener jusqu’à l’hôtel. Du coup j’ai fait le trajet aéroport – Hôtel pour 100.000D (4€). La dernière fois on en avait eu pour 800.000 en taxi (32€). Même quand ce n’est pas moi qui paye, j’aime bien faire des économies.

Je rentre dans l’hotel, le Hall d’entrée doit faire 400m², c’est gigantesque. A 1km tout droit j’aperçois de petites formes, ce doit être les réceptionnistes, je m’avance. Après 200m, j’arrive à la réception (oui en fait, elles n’étaient pas à 1km, elles mesurent 1m50). Elle me donne les clefs, pardon la carte de la chambre. Je monte, je rentre dans ma chambre, elle est aux proportions du hall. Je n’ai jamais vu un lit aussi large de ma vie (plus de 2m20).

Après un petit dej’ vite avalé, je pars bosser (oui je suis pas venu en vacances non plus).
Je ne m’étendrais pas sur mon travail, mais en résumé, j’ai travaillé avec des Vietnamiens charmants, mais le controle qualité n’est pas surperflu ici.

J’ai fini mon travail, je suis rentré à l’hotel, et il n’est que 16h40 : une aubaine. Je décide de remettre à quelques heures le boulot que j’ai à faire sur l’ordi et je descends à la réception, savoir s’ils louent des vélos. Oui, ils louent des vélos pour 100.000 (4€) les 2 heures. Je trouve ça pas cher, je paye, elle m’amène une clef que je trouve un peu bizarre pour une clé de cadenas. Finalement, mon vélo a 1 moteur de 110cm3 et des freins à disques. Un scooter quoi. Un scooter pour 2h et 4€, c’est vraiment pas cher. Du coup je vais jusqu’à la plage (à 2minutes). Il y’a plein de petites embarcations rondes que les locaux utilisent pour relever (je crois) leurs pièges à crustacés.

Je me balade un peu dans la ville, j’essaie de sortir pour prendre en photo des libellules. Il en vole partout. Résultats des comptes, les libellules ne se posent jamais, toujours en vol. Je fais chou blanc de ce côté. Mais la balade était agréable, la ville est “sauvage” et verte.

Je rentre à l’hotel, et je prends le chemin de ma chambre pour aller bosser un peu.  Sur le chemin je vois “salle de massage”. Par curiosité, je m’avance : 100.000 le massage de 45′ (4€). Bon ben je suis parti me faire masser ^^
Une vieille m’accueil, mais rapidement c’est une jolie jeune fille en mini-jupe qui prend le relais !!! … et le passe à un gars. Je suis un peu vieille école, mais j’avoue que me faire papouiller 45′ par un gars, ça ne me détend pas beaucoup. Il me fait m’installer et sort le temps que je me déshabille. Il rerentre et… non c’est la jolie fille 😀

Elle me dit de me coucher sur la table. La table  a 2 demi-trous sur les bords pour, je présume, que s’installe la masseuse. Elle me fait mettre les bras dans les trous (que je pensais lui être destiné) et… s’installe à califourchon sur moi (je vous rappelle qu’elle est en mini-jupe, et moi, à poil.) Là, tout de suite, j’éprouve des difficultés à me détendre. Bon, ben on a fait tout le kamasutra en 45′. 45 minutes à penser à tout ce qui peut être mou, froid et triste (Spéciale dédicace à Joëlle). Bon au final, c’était bien sympa, mais j’avoue avoir été un peu surpris.

Je vais manger au resto de l’hotel. Je mange bien mais la serveuse me tient la jambe pour avoir mon mail, elle cherche du travail, et je ne sais pas trop quoi d’autre. J’accepte pour me débarrasser. Je commande un café… mince, agacé par la serveuse j’ai oublié de rajouter le “hot” quand j’ai commandé :

C’est déroutant, mais c’est bon. Je monte bosser quelques heures et je me couche, en travers de mon lit puisque je rentre dans la largeur.

Lendemain, après un petit dej à base de nouilles et de fruits, je repars travailler dans les usines. La matinée s’achève, il est temps pour moi de prendre le chemin de l’aéroport.
Un mini-bus me ramène, cela me permet de prendre des photos d’un phénomène étrange : les filles voilées. Et oui ici aussi les filles sont voilées, et plus que dans les pays musulmans je dirais. Souvent on ne voit que leur yeux. Il fait 40°, et elles ont des vestes, des gants, des chaussettes… Pourquoi ? Parce qu’être bronzé, c’était signe qu’on travaillait la terre, donc pas une position sociale très élevée. Depuis c’est resté, et les filles évitent de bronzer au maximum. Elles sont moches pour être belle quoi. C’est un concept.

Le chauffeur et moi arrivons au l’aéroport, mais il est trop tôt, il est fermé. On a une heure devant nous, alors je fais signe au chauffeur qu’on pourrait aller manger en disant “Bánh bao” et “Phở“. Il me comprend et on après voir passé plusieurs petits restos qui n’inspirent pas confiance à mon système digestif, on s’arrête dans un resto.
On me sert une bouteille d’eau d’une marque que je n’ai jamais vue, et j’ai des doutes sur le sertissage. Allez tant pis, je me lance, je décapsule… et casse le goulot en même temps.

Je commande la seule chose que je sais commander en Vietnamien, un Pho. Le chauffeur fait de même. Notre Pho arrive, il est très appétissant, mais je me rends compte que j’ai oublié de prendre  des baguettes propres dans mon sac. C’est sur, je vais passer ma journée aux toilettes 🙁

La note arrive, je fais signe au chauffeur que je paie pour lui  : 2 grand bols de Pho, 1 bouteille d’eau = 60.000 dongs (2,20€). Grand seigneur, je donne 100.000 (4€), la serveuse est super heureuse.

On repart à l’aéroport qui ouvert cette fois-ci. Je suis en avance. Déjà d’habitude, il n’y a pas grosse affluence, mais là, c’est désert.

J’en profite pour bosser un peu et je vais taper la causette à la seule personne ici, plutot jolie d’ailleurs.

Mignonne, mais pas beaucoup de vocabulaire la demoiselle. Après 1 heure j’embarque, et me voilà de retour à HCM. J’appelle un taxi pour qu’il me ramène au bureau. Finalement, c’est embouteillé, on avance pas, et surtout le chauffeur passe du Céline Dion en boucle. Je préférai encore Cynthia Diong dans le bus. JE change d’avis et lui dis de m’amener chez moi.

Fin de l’histoire.

 

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13 réflexions au sujet de « Quy Nhon (part2) »

  1. Excellent Cyril ! Le coup de la masseuse m’a fait bien rire ; Surtout penser à quelque chose de mou !!! 🙂
    Il va surtout falloir améliorer ton expression orale 😉

  2. Salut,

    Impossible de ne pas raconter ton histoire avec la masseuse !!…. et puis le fait de penser à du mou, du froid, du triste …. !! Ton histoire a fait le tour des copines !!!

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